Le tour du lac

Le Lac Mégantic

2017-08-03 – Lac-Mégantic – 70 km
Sommaire

Jeudi. Ce matin, je suis en congé, je me lève tard. Il a plu pendant la nuit, mais je m’en suis à peine aperçu. Et ma tente et restée bien sèche, un luxe. Quelle nuit !

Soyons clairs : je suis en congé de bagages, mais sûrement pas de vélo alors qu’un magnifique terrain de jeu est disponible. Je prends la route à 9 h 15 sous un ciel magnifique, comme d’habitude.

Comme j’ai une bonne carte, je rejoins facilement la piste cyclable en gravier qui serpente en forêt jusqu’au camping de la Baie-des-Sables. Après la traversée de celui-ci, je retrouve l’asphalte d’une petite route de campagne aux fortes pentes.

Je n’y suis pas le seul cycliste : je roule avec Gabriel et Sylvie, un couple de Saint-Jean-su-Richelieu partis pour une petite boucle de moins de 10 km.

À l’intersection de Marston, Gabriel me demande si je souhaite un compagnon pour le tour du Lac Mégantic. Comme Sylvie avait déjà décidé de rentrer directement au camping, c’est à deux que nous poursuivons la boucle.

Nous sommes deux bons rouleurs, c’est donc facile de progresser ensemble. En plus, il a vécu de magnifiques voyages, en particulier un tour du monde d’un an sac au dos avec Sylvie alors qu’ils approchaient la cinquantaine. Conversations intéressantes garanties.

Après une toute petite descente, nous entamons la plus dure montée du trajet sous un soleil brûlant. Heureusement, les paysages sont magnifiques et la route très tranquille.

Une série de petites montées et de longues descentes nous mènent à Piopolis, très joli et seul village de la boucle. Nous en profitons pour faire le plein d’eau avant de profiter d’un trajet pas mal plus facile.

Arrivés au sud du lac, nous prenons une route plus importante mais guère plus fréquentée. Comme nous longeons le lac d’assez près, le relief reste léger. Nous prenons une bonne pause collation et paysage près d’une tour d’observation. Rapidement, nous sommes de retour en ville après une bouche de 55 km très agréable.

Dans un stationnement, Gabriel me propose un petit essai de son vélo, un VPA – vélo à position allongée – ancien mais en excellente condition. Le départ et le pilotage sont assez différents, car le fauteuil est au-dessus du guidon et la roue avant est sous le pédalier. Après quelques faux départs, ça devient très agréable. Ensuite, nous nous séparons, heureux d’une belle balade et d’une belle rencontre.

Je me promène un peu en ville pour les paysages, l’épicerie et un plein d’eau, puis je remonte à la cabane à sucre en guettant les averses qui tombent tout autour.

Sur la table, un message de Mario. Je l’appelle, il m’invite à me rendre chez lui, un trajet de quelques kilomètres. Je prépare mon bagage en conséquence et j’y arrive peu après, sans que la pluie ne soit passée.

L’accueil de Mario et de sa femme Aline est plus que chaleureux. Nous nous connaissions peu, mais c’est comme retrouver de vieux amis. Première étape : la douche, appréciée après les chaleurs des derniers jours.

Ensuite, nous conversons à deux ou à trois, visitant les lieux, parlant voyages, famille et amitiés entre autres, poursuivant lors d’un excellent et chaleureux souper.

Mario a un rendez-vous téléphonique en milieu de soirée. C’est parfait : je peux rentrer dans « ma » cabane à sucre avant que la nuit ne tombe complètement. Dix minutes de chemin de gravier entre champs et bois, et j’entre à la maison pour compléter le journal et organiser les photos, un bon travail qui me mène au-delà de minuit. Il est grand temps de dormir.

Statistiques
km jour : 71,2
km total : 1423
départ / arrivée : 9: 15 > 14 : 4
temps déplacement : 3 : 47
vitesse moyenne : 18,8
vitesse maximale : 59,6