
> 105 km, vendredi.
Sommaire
Il n’a pas fait froid, le ciel s’est bien couvert, mais le fort vent s’est mis de la partie, secouant violemment ma tente. Comme elle est bien costaude et bien ancrée, aucun problème.

Je fais la grasse matinée jusqu’à 6 h. Comme le temps est douteux, je ramasse rapidement le campement, tout en gardant en place quelques piquets afin que la tente ne s’envole pas pendant le démontage. Je suis en route peu avant 7 h sous une pluie légère poussée par le vent.
La séquence plaine et petits ravins se poursuit jusqu’au village de Lac-à-la-Croix. Je peux déjeuner et faire le plein d’eau à l’Arboretum de la presqu’île Croft où je peux déjeuner confortablement et faire le plein d’eau. La pluie a cessé, mais il vente toujours et le ciel est bien bouché. Retour sur les chemins de campagne jusqu’à Hébertville et sa belle chute au cœur du village.

La section suivante est très agréable : la route longe de jolis lacs longilignes et offre des panoramas photogéniques jusqu’à l’intersection vers le Lac Kénogami. Pour un bon bout de temps, c’est une route en forêt sans points de vue, à l’heureuse exception d’un pont au-dessus d’une baie.
Je retrouve les habitations et la circulation sous un soleil de plus en plus généreux. Après un pont au-dessus de la Rivière au Sable, je tente de rejoindre la piste cyclable qui la longe et me retrouve dans une cour privée en suivant la carte. La maison est neuve, la piste a été déplacée, mais les nouveaux propriétaires ne sont pas dérangés par mon passage chez eux. Ils m’indique le bon accès – mise à jour à prévoir.

La piste est parfaite, bien pavée, serpentant calmement le long de l’eau. J’y arrête pour dîner confortablement. Plus loin, il faut bien la quitter pour traverser Jonquière, Arvida et Chicoutimi, le nez sur le téléphone pour démêler un trajet viable. C’est une succession de zones résidentielles, commerciales et industrielles, principalement sur piste cyclable, avec de nombreux changements de direction. Ça se termine par la célèbre et abrupte côte du boulevard de l’Université, avec une descente à près de 60 km/h et une montée à moins de 5 km/h. C’est du sport !
Je suis maintenant sur la route 372 que mène à La Baie. À nouveau, grosse descente rapide avant de rejoindre la dernière piste cyclable du jour qui longe le Saguenay à marée basse. C’est ravissant sous le beau temps. Je vais jusqu’au bout du quai pour admirer le paysage, et c’est aussi un lieu de rencontres bien intéressantes : un groupe de quatre cyclistes, deux habitués avec deux novices, un d’entre eux étant très impliqué dans un tour caritatif, puis un couple, Mario, ancien collègue de ma sœur, et Dany.
C’est parti pour la dernière portion du trajet, d’abord sur la route 170 qui longe ici le fjord, puis sur le Chemin de la Batture qui mène chez ma sœur après une dernière montée bien abrupte et la descente consécutive. Encore un dernier effort sur le chemin de gravier, et j’y suis. Ouf !

Comme prévu, Monique n’est pas encore arrivée, j’ai donc le temps de rentrer mon matériel et de prendre une bonne douche. C’est toujours un bonheur de se retrouver en personne, même si nous conversons régulièrement.
Mais le temps passe vite, nous nous mettons rapidement à l’ouvrage. Pour moi, séchage de la tente et lavage des vêtement. Pour la maison, nous profitons de la lumière du jour pour trier la bouffe récupérée de l’épicerie et faire un ménage. Quand il fait nuit, nous mangeons en excellente compagnie et discutons, bien sûr.
Demain, coup de chance, ce sera le rassemblement familial estival. En attendant, dodo !
Km jour : 105,8
Km total : 1288
Temps : 7 : 18
Maximum : 58
Moyenne : 14,5
Heures : 6 h 55 / 17 h 45
























