Lac-à-la-Croix

> Lac-à-la-Croix, 70 km
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Jeudi. Comme prévu, nuit fraîche et confortable, et déluge depuis le milieu de la nuit. Ce matin, il pleut encore abondamment, nous restons sagement à l’intérieur. Mes amis ont plusieurs questions à propos de leur voiture électrique, en particulier à propos des différentes applications de recharge. Nous en profitons pour configurer la fonction Autocharge, ce qui implique une petite visite humide à la borne rapide du centre-ville. Succès.

En fin d’avant-midi, au moment de l’excellent dîner, la pluie cesse. C’est le temps se ramasser et de charger le vélo pour reprendre la route, saluant mes nouveaux amis sous un ciel encore bien gris.

Aujourd’hui, le trajet est plutôt facile, puisque je roule sur la Véloroute des bleuets, un itinéraire cycliste réputé qui fait le tour du Lac Saint-Jean. Entre pistes séparées et rues, tout prévu et indiqué, sans toujours être parfait… Au début, c’est plus agricole ou forestier, longeant la rivière en la voyant à l’occasion.

Stéphane, un cycliste venu de Laval pour faire le tour du lac, est arrêté, tentant de remettre en place son pneu arrière après une crevaison, mais le pneu est si serré sur la jante que c’est presque mission impossible. À deux, nous en venons à bout de peine et de misère, mais la chambre à air s’est sûrement coincée au montage. Fin de trajet pour lui, à 20 km de l’arrivée. Il ne sera pas mal pris : un autre cycliste viendra le conduire en voiture à sa destination.

À Mashteuiatsh, fière communauté ilnu, le lac et la culture s’affichent dans toute leur splendeur et le beau temps revient en force. C’est ensuite Roberval, où une succession de parcs permettent de goûter l’immense lac. Samedi, ce sera l’arrivée de la traversée du lac par des marathoniens de la nage.

Les kilomètres qui suivent se font sur les rives, avec la voie ferrée, offrant constamment des points de vue magnifiques pour un trajet facile sons le grand soleil. À Val Jalbert, village abandonné devenu lieu touristique, je rencontre Claude, cycliste aussi, pour une pause conversation. 

Pour un bon bout, la piste devient plus complexe et pentue, avec même une section trop abrupte pour la plupart des cyclistes. Les paysages restent bien beaux, mais je travaille plus fort. À partir de Chambord, je suis sur un trajet nouveau pour moi, je ne suis pas déçu. 

La piste redevient facile en approchant de Desbiens et de la rivière Métabetchouan. Pause dans un petit parc avec une vue vers un horizon bleu sur bleu, puis traversée bien agricole jusqu’au village de Métabetchouan, où j’avais participé à un camp musical l’été dernier. Souvenirs.

Je quitte le lac pour me diriger vers Pointe-à-la-Croix par une plaine entrecoupée de petits ravins à grosses côtes. Il se fait tard, le jour baisse. À 20 h pile, j’arrête devant une maison. Par hasard, des gens sortent au même moment, et j’ai facilement la permission de m’installer pour la nuit entre les cordes de bois et les silos. Site parfait. Je monte le campement, je mange et j’appelle ma sœur pour confirmer mon arrivée demain soir. Tout est OK, sauf le journal qui accumule un peu de retard. Bonne nuit.

Km jour : 72,3
Km total : 1182
Temps : 4 : 43
Maximum : 57
Moyenne : 15,3
Heures : 12 h 30 / 20 h 00