Lac Rapide

> Lac Rapide, 125 km
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Mercredi. Je souhaitais partir tôt, c’est un succès aujourd’hui : debout à 5 h 30, je suis en route à 6 h 45 pour reprendre le rythme vélo. C’est encore confortablement frais, mélange de soleil et de nuages pour la journée. La douce brise du matin forcit, et sans pause il me faut lutter contre un solide vent de face. Ma vitesse moyenne est bien en dessus de la moyenne.

Au moins, c’est simple côté cartographie : route 117, point. Désormais, il me faut gérer la circulation : elle est rapide et composée en grande partie de camions et de camionnettes, qui remorquent souvent roulottes et bateaux, mais les conducteurs sont remarquablement courtois. Il y a un large accotement, généralement en bonne condition mais parfois couvert de sable, de gravier ou de débris, ce qui m’oblige à rouler avec les voitures ; je fais de même lors des descentes rapides. Il y a aussi des bandes rugueuses médianes et latérales à considérer. Bref, la conduite demande de la vigilance.

Avant le Parc de La Vérendrye, quelques bâtiments et le village de Grand-Remous, installé autour d’une chute de la rivière Gatineau. C’est le temps de faire le plein d’eau et d’acheter un tout petit complément de bouffe. Je n’arrête pas à la jolie chute Quinn, que je connais déjà : je préfère rouler.

J’entre dans le Parc peu après 9 h 30. Pour le paysage, c’est essentiellement une route qui serpente, monte et descend entre deux murs de conifères sur des kilomètres et des kilomètres. De temps en temps, un joli lac sauvage s’offre à la vue. 

J’espère arriver au Chutes Roland pour manger, j’y suis enfin peu avant 13 h. Elles sont magnifiques sous le soleil. Comme l’endroit est prisé, il y a du monde. En particulier, un couple venu de Timmins, Ontario, a des vélos sur sa voiture. Ils m’offrent de petites tomates savoureuses et une poignée de cerises. Miam ! Il y a aussi un plus jeune couple avec deux adolescentes : Émilie et Michael, ainsi que Marianne, 15 ans, vont conduire Malorie, 13 ans, pour un camp de gymnastique d’une semaine. Famille sympathique et curieuse.

Je reprends la route, moins vallonnée mais tout aussi venteuse. Pause à l’aire de services Le Domaine pour refaire le plein d’eau potable, un besoin vital.

Je croise le cyclotouriste du jour, en fait le seul cycliste depuis l’entrée dans le Parc – il y en avait un le matin, et c’est tout. De retour de la Baie James, Fred cumule les kilomètres sur un vieux Mikado, un vélo classique de cyclo. Un vrai de vrai.

La journée achève, mon corps a besoin de repos. Le camping Lac Rapide offre maintenant un accueil ajusté aux cyclistes. Le site est parfait, au bord d’une baie de l’immense réservoir Cabonga, j’entends les huards en écrivant – mais aussi les voitures… 

Je m’installe, je mange, j’écris, et à 21 h 30 tout est accompli. Je prévois sortir du Parc dès demain, une grosse commande puisque le vent sera de retour et l’eau à trouver – si la source annoncée est toujours disponible, ce serait parfait. En attendant, dodo !

Km jour : 125,5
Km total : 380
Temps : 9:02
Maximum : 45
Moyenne : 13,9
Heures : 6 h 45 / 18 h 45
Camping : 20 $