
> Lac Gatineau, 15 km
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Mardi. Encore une nuit à l’hôtel, lever vers 8 h 30. C’était confortable, mais c’est probablement la dernière ici : l’appareil photo est arrivé à Mont-Laurier et sera livré aujourd’hui ; normalement, la roue devrait être là dans la journée. En attendant, il fait et fera très chaud – prévision 31° thermomètre -, il y a des risques d’orages et de tornades dans le sud du Québec et le ciel est brouillé par la fumée des incendies, même si l’odeur n’est pas perceptible.
Matinée tranquille, à lire un peu. Je quitte la chambre vers 11 h 30, toujours en attente des livraisons. Je dîne dans la salle à manger en compagnie de quelques employés. À 12 h 45, mon téléphone sonne ; 10 minutes plus tard, je suis à la boutique. Danny installe les composants requis – pneu, chambre à air, disque de frein – pendant que je déballe l’appareil photo. Voilà que tout est revenu à la normale, je pourrai reprendre la route.

En revenant à l’hôtel, je retrouve Robert qui est près du chemin avec son quadriporteur. J’ai l’occasion de mieux discuter avec cet homme qui a fait sa vie à force d’initiatives éclairées. En particulier, il a mis sur pied un service de livraison maintenant concentré sur le médical très utile dans la région. Il est de très agréable compagnie malgré deux AVC qui l’ont laissé handicapé.
De retour à l’hôtel, je me prépare soigneusement et je suis sur la route vers 15 h. Bien sûr, je sécurise l’appareil photo à la lumière des dernières expériences. Il ne pourra plus tomber jusqu’à la roue, mais je ne pourrai plus m’en servir en roulant. C’est préférable ainsi.
Aujourd’hui, il flotte un petit air d’apocalypse : le temps est très brumeux, le soleil est orangé, il y a maintenant une odeur de fumée et il fait trop chaud. Changements climatiques, feux et canicule, c’est une situation désagréable et inquiétante. Il faut en plus me réhabituer à côtoyer la circulation d’une grande route, heureusement sur de larges accotements assez propres.
Je choisis de ne pas aller très loin. Le camping du Lac Gatineau est à quelques kilomètres, des orages sont possibles en soirée, alors c’est ma destination. Sur place, j’hérite d’un cher coin de terrain à l’ombre mais sans rien, l’eau n’est pas potable, le bruit de la circulation est omniprésent et il faut payer pour la douche. Mémorable, pour de mauvaises raisons.
Je monte la tente en vitesse pour échapper aux bibittes, à la pluie qui semble s’approcher et pour écrire un peu. Vers 18 h, il y a du tonnerre et il fait presque nuit ; dehors, le ciel est d’un jaune inquiétant. La pluie commence… puis s’arrête après quelques gouttes. Tout ça pour presque rien.

Je peux tranquillement aller manger sur une table près du lac, puis je reviens à ma tente puisque la douche est occupée. Comme il est tôt, pas de problème pour attendre. Après la douche, dodo dans une tente à 28° et avec les bouchons d’oreilles, car les véhicules sont vraiment bruyant. Je souhaite partir tôt pour bien profiter de la belle journée qui s’annonce demain. Parc La Vérendrye, me voici !
Km jour : 13,7
Km total : 254
Temps : 0:57
Maximum : 33
Moyenne : 14,3
Heures : 15 h 00 / 16 h 10
Camping : 41$






