
> Lac-Ashuapmushuan (halte routière), 120 km
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Mardi. J’étais couché, mon frère et moi avons échangé quelques textos. Les voyages l’intéressent. Au matin, le départ a été rapide puisque presque tout était prêt.
En revanche, la journée s’annonce plutôt difficile : j’aurais une bonne distance à parcourir, j’ai un solide vent de face et le temps est à la pluie. Évidemment, la route 167 est semblable à la route 113, elle a simplement un autre numéro. Donc, toujours des côtes, paysages répétitifs, exercice de patience. Heureusement, il y a plusieurs lacs pour se rincer l’œil.

La carte radar annonce que la pluie s’approche. Vers 11 h, je mets mes couvre-chaussures ; vers 12 h, après le dîner au bord d’un petit lac, j’allume mon feu rouge pour être plus visible. Mais la pluie ne vient pas, ou si peu : seule une petite ondée, vers 14 h, mouille un peu mes sacs. La faible pluie intermittente ne vient qu’après 15 h 30, c’est bien mieux que le scénario prévu. Si j’ai bien compris, ça se passe surtout plus au nord. Tant mieux pour moi.
Pour l’essentiel, la route traverse la réserve faunique Ashuapmushuan, il y a donc quelques routes d’accès à la réserve en plus des habituelles routes forestières. La 167 est à voies simples, au besoin je vais dans le gravier pour laisser la place aux véhicules, particulièrement les camions. De temps, depuis que je suis sur route, des automobilistes m’encouragent par de petits coups de klaxon, c’est toujours apprécié.

Après une grosse montée dans un chantier à la circulation alternée, il est relativement tôt quand j’arrive à la halte routière suggérée par Laurier – un excellent conseil. Il y a de l’eau, des toilettes, une connexion WiFi et un bel espace derrière le bâtiment pour y monter la tente. La dame qui fait l’entretien des lieux deux fois par jour est très sympathique, elle fait ce travail tout en complétant des études et en gérant sa famille.
Comme il ne pleut pas, je peux manger dehors et monter la tente dans de bonnes conditions. Quand j’y entre, je me transforme en tueur car de nombreuses petites mouches assoiffées de mon sang réussissent entrer aussi. Elles n’y survivent pas.
En début de soirée, je m’installe pour écrire alors qu’une pluie fine crépite sur la toile secouée par le vent, mais celui-ci tombe un peu plus tard. Une bonne tente, c’est le bonheur confortable, mais heureusement qu’elle est bien montée et fixée. Avant le dodo, j’appelle mon frère Gaétan. De la forte pluie est attendue d’ici demain midi. À suivre, au sec si possible.
Km jour : 119,2
Km total : 1005
Temps : 8 : 55
Maximum : 51
Moyenne : 13,4
Heures : 6 h 45 / 16 h 20












