
> 115 km, mercredi.
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Il a beaucoup plu au début de la nuit, puis de façon plus épisodique ensuite. Je me lève donc dans une tente trempée. Je profite d’un bon moment sans précipitations pour tout ranger, puis je traverse vers un autre parc, de l’autre côté de la route. J’aurais dû le faire hier : il est bien mieux que celui où j’ai passé la nuit. J’aurais même pu monter la tente à l’abri de la pluie. Elle sèchera quand elle sèchera.

Dès le départ, j’affronte une série de longues montées abruptes sous une petite pluie pas vraiment dérangeante. Pendant des kilomètres, jusqu’à Sagard, la route suit la rivière Petit-Saguenay. Ensuite la pluie s’estompe et les pentes s’adoucissent.
J’arrive au traversier de Saint-Siméon vers 11 h 45, bien à l’heure puisqu’il est attendu vers 13 h. J’ai même le temps d’écrire un peu avant l’embarquement, une longue opération précédée du débarquement des véhicules qui le remplissaient.
Je m’installe dans un fauteuil près des fenêtres avant et d’une prise de courant. Une dame est en face de moi. Nathalie est biologiste marine, électromobiliste, cycliste, nous avons donc plusieurs sujets pour remplir une conversation bien intéressante. Normalement, les piétons et cyclistes sortent avant les voitures, mais il n’y a pas de place pour passer mon vélo. Je suis donc le dernier sorti.

C’est vraiment pas chaud, mais j’ai un bon vent de dos, ce qui est exceptionnel puisque ici j’aurais normalement un vent de face. En sortant de Rivière-du-Loup, je traverse tranquillement le très joli village de Notre-Dame-du-Portage, étiré entre falaise et mer, puis j’enfile les kilomètres à une vitesse inhabituelle.

Un peu avant Kamouraska, je croise une cycliste avec bagages. Anouk, la cyclotouriste du jour, est partie de la région de Montréal et est à 5 kilomètres de sa destination, chez sa soeur. C’est sa première expérience de cyclotourisme, elle en est ravie. Nous tentons une photo, mais il n’y a pas de support pour mon trépied. Un gentil randonneur de passage prend le relais.
Au même moment, une voiture s’arrête : ce sont Charline, soeur d’Anouk, et leur père Michel qui viennent aux nouvelles, soupçonnant à juste titre qu’elle est en conversation. Sympathique. Charline me suggère un site de camping un peu plus loin.

Je me rends donc à Saint-Denis-de-la-Bouteillerie, un cas de toponymie créative. Le site que je choisis est sur l’escarpement et non au bord du fleuve, mais permet en déplaçant une table à pique-nique de monter la tente à l’abri de possibles précipitations. Je dois cuisiner dans le vestibule à cause du fort vent.
Routines du soir, appel de mon amie Maria-Regina, journal mis à jour, il est plus de 22 h 30 quand je disparais pour une nuit qui s’annonce vraiment fraîche.
Km jour : 113,4
Km total : 1469
Temps : 7 : 14
Maximum : 59
Moyenne : 15,7
Heures : 7 h 00 / 19 h 45


















