Mont-Laurier

Mont-Laurier, 20 km
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Dimanche. Excellente nuit, à peine moins fraîche que la précédente. Je m’étais couché tôt, je me réveille une bonne demi-heure plus tard alors que la journée s’annonce à nouveau superbe. 

La piste est pratiquement déserte : je croise un chevreuil, deux cyclistes et un quatre-roues égarés. C’est un tunnel vert et lumineux, avec parfois des parois de roches de chaque côté. Il faut quand même surveiller, car elle est souvent abimée. Je prends une pause petit déjeuner au village Lac-Saguay. Pas d’eau disponible, mais j’ai ce qu’il faut pour me rendre à la source de Lac-des-Écorces.

Soudain, un nième gros cahot expulse mon appareil photo de sa pochette, qui se retrouve plié en deux dans les rayons de la roue avant. Bilan : un appareil photo détruit, trois rayons cassés et un vélo inutilisable au milieu du bois. Je commence par récupérer les débris : la carte mémoire est là, mais la batterie a pris le bois. Heureusement, je suis intact, mais un peu mal pris. Bon. Que faire ?

La réponse arrive sur deux roues. Infirmière cadre dans un hôpital régional et maman de deux jeunes enfants, Audrey-Anne habite Rivière-Rouge et profite du beau temps. Sa voiture est à Lac Saguay. Elle pédale jusque là, puis reviens me prendre alors que je marche à côté de mon vélo handicapé vers puis sur le chemin Guénette. Direction Mont-Laurier en excellente compagnie afin de dénicher une roue ou, au pire, de la faire réparer. 

Mais nous sommes dimanche : les boutiques de vélo sont fermées, il ne reste que Canadian Tire qui n’a que ses vélos, mais pas de roues ni de rayons. Il faudra attendre à lundi, 9h. Camper en centre-ville devant la boutique n’est pas une option valide, je me retrouve donc à l’hôtel en compagnie de mon vélo. Il est 11h30. Merci, Audrey-Anne : aujourd’hui, tu as été un ange, mon ange.

Il y a quand même des avantages à la situation : douche, lavage, recharge d’appareils  et connexion Internet sont vraiment utiles. Si la plupart des commerces sont fermés, il reste l’épicerie… à environ une demi-heure de marche dans chaque sens sous 28°. Je prends le risque d’y aller avec mon vélo, lentement et sans charge à l’avant : succès. J’ai maintenant ce qu’il me faut pour me rendre à Senneterre, à environ 300 km d’ici.

Ce n’était pas le plan, mais comme j’ai accès à l’électricité et à Internet je peux mettre en ligne les premières pages du journal, ce qui occupe bien mon temps avant et après le soupez pizza – pas beaucoup d’options aux alentours…

Bien sûr, j’appelle mon ami Jean-Pierre, qui fête demain son anniversaire. Avec mon frère Gaétan, toujours de bon conseil, nous discutons du remplacement de l’appareil photo.  

Avant le dodo, je prépare mes sacs pour être fin prêt demain matin. Ce sera une nouvelle aventure après une nuit confortable.

Km jour : 19,2 + 3,7
Km total : 229 + 232
Temps : 1:11 + 0:20
Maximum : 26
Moyenne : 16,2
Heures : 7h30 / 9h20