
> Tarascon sur Ariège – 80 km
Sommaire

Jeudi. Non seulement j’ai passé une excellente nuit mais la tente est restée bien sèche. C’est assez nuageux quand je me lève vers 8 h 30, mais à nouveau rien de menaçant. Je prends la route vers 10 h.

En sortant de Mane, il me faut remonter le Salat, la rivière qui coule ici. L’algorithme me mène sur une excellente voie verte qui longe la nationale sur 10 km. Ensuite, il y a un itinéraire cyclable sur chemins agricoles jusqu’à St Girons. C’est confortable, facile malgré la lente montée en altitude, et c’est beau de revenir au cœur des montagnes. En prime, le temps se dégage.
Je fais une petite épicerie à St Girons. Pas de risque à prendre. Ensuite, je longe toujours le Salat, mais sur l’autre rive, bien plus calme côté circulation. À Lacourt, il faut revenir sur la rive sud, puisque la route dite « des tunnels » est en sens unique vers l’aval.

J’entre dans les gorges du Salat. Sur des kilomètres, la route longe la rivière qui serpente dans la profonde vallée. C’est joli, ombragé et ça monte doucement. En chemin, une intersection qui ne change que le nom de la rivière : c’est l’Arac qui me guide dans la gorge jusqu’à Massat.
Il est encore tôt, mais la suite est le col de Port – je suis fidèlement le plan tracé par Thomas. Après 50 kilomètres, est-ce une bonne idée ? On verra : j’y vais.
Bien sûr, c’est chaud, mais cette fois-ci les pentes sont modérées et j’avance sans efforts excessifs. Ça fait du bien. Le trajet est souvent sous les arbres mais offre régulièrement des vues magnifiques. Malgré le défi, ces cols sont un pur ravissement.
En chemin, je croise l’intersection vers le col de Péguère, dit « mur de Péguère ». À 1375 m, il n’est pas si haut, mais avec une pente moyenne de 11,8 % et maximale de 18,0 %, ce n’est pas pour mon lourd vélo. Je préfère monter tranquillement à 4 % ou même moins, et profiter du paysage sans trop souffrir.

En approchant du col, un petit groupe d’ânes broute paisiblement près de la route, et ne se gène pas pour occuper celle-ci. Je profite de leur compagnie en remplissant mes bouteilles à une délicieuse source fraîche.

Après le col de Port, 1249 m, le côté Ariège et la descente sont magnifiques, il suffit de faire attention aux vaches qui batifolent tout autour.

Je regarde un peu pour un camping sauvage, mais les terrains sont très pentus. J’arrive au camping de Tarascon sur Ariège. Il est complet, mais Bernard, le préposé, me case entre deux maisons mobiles. Je n’ai besoin de rien de plus.
Bouffe, douche, journal, il est 23 h quand je termine l’écriture, assis en tailleur sur le béton à l’entrée du bâtiment sanitaire. Dedans, c’est trop chaud, je suis mieux dehors ou sous ma tente.
km jour : 80,5
km total : 951
départ / arrivée : 10 h 00 / 18 h 50
temps déplacement : 6 : 26
vitesse moyenne : 12,5
vitesse maximale : 40
camping : 11 €


















