
> Cap-Rouge (Québec) – 50 km
Sommaire
Mardi. Les bouchons d’oreilles sont une invention assez géniale : j’ai bien dormi malgré le bruit ambiant. Je me lève à 7 h 30 et je suis en route à 8 h 45. Pourtant, je pensais avoir pris mon temps. Je ne suis pas très en forme ce matin. J’ai mal aux genoux – je m’y attendais – mais aussi de légères nausées et une fatigue générale. Est-ce l’eau un peu douteuse du camping ou quelques chose que je n’aurais pas dû manger ? Je suis très heureux d’avoir une petite journée devant moi.

Le trajet est souvent vallonné et le ciel plutôt gris. C’est chaud et humide, et il y a des possibilités de pluie en fin de journée. Rien d’inquiétant. En revanche, j’avance moins vite que ce jours derniers. Si je vois peu Portneuf, Cap-Santé est vraiment magnifique avec ses maisons anciennes tout le long du Chemin du Roy qui ignore la ligne droite. À l’église du village, je fais le plein d’une eau fraîche et délicieuse, bien meilleure que celle du camping.

À partir de Donnacona, le soleil devient plus présent. À Neuville, autre très joli village, je laisse un premier message à Roger, puis un deuxième en quittant la 138 pour le Chemin du Roy en arrivant à St-Augustin-de-Desmaures. Cette section est étroite et bucolique, avec très peu de circulation, parfois des groupes de maisons souvent cossues.
Cette partie du trajet se termine par une montée abrupte – la côte Gagnon, 15 % – que je gravis sur mes roues, mais en force plutôt qu’en souplesse. Je m’ennuie du troisième plateau : il faudra corriger au retour.
En haut de la côte, le téléphone sonne : c’est Roger. Nous convenons du trajet que je prendrai afin de nous retrouver sur la route. Alors que je viens de tourner sur le chemin du Lac, il me rappelle. Afin de faciliter les choses, il me demande de rester sur place. J’en profite pour dîner.
Nous sommes, comme toujours, très heureux de nous retrouver. Nous arrêtons d’abord à une boutique de vélo. Ma roue arrière est en bon état : c’est le souplesse du cadre qui causerait le louvoiement, à cause de la charge. Je ne roulerai peut-être pas pendant 25 ans avec ce vélo… Nous arrivons calmement et facilement chez Roger. Ses parents ne seront de retour qu’en soirée.
En après-midi, chacun vaque à ses occupations. De mon côté, le programme est simple : douche, petit lavage, lecture des courriels et sieste. Malgré mon ami Tylenol, je ne suis pas très vigoureux.
En fin d’après-midi, nous allons à la messe, mais en voiture car il pleut. Ensuite, nous nous retrouvons au resto, un peu pour manger même si je n’ai pas très faim, beaucoup pour discuter. Roger a de nombreux projets : sa thèse de maîtrise, complétée sous les honneurs, son travail des dernières semaines dans la région, un voyage en Israël dans dix jours, un nouvel emploi à Trois-Rivières : ça bouge !
De retour à la maison, la soirée passe vite. Ses parents reviennent vers 22 h, assez fatigués après une journée au golf, alors tous se couchent assez rapidement. J’écris quelques courriels puis je m’installe pour la nuit sur le balcon, afin d’éviter de mouiller ma tente. Ça ne dure pas longtemps : devant l’assaut des moustiques, j’opte pour le sous-sol, question de bien dormir.
km jour : 52,5
km total : 319
départ / arrivée : 8 h 45 / 13 h 30
temps déplacement : 3 : 25
vitesse moyenne : 15,3
vitesse maximale : 52,7
