St-Jérôme

Ste-Agathe-des-Monts > St-Jérôme – 50 km
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Une autre bonne nuit – la routine, quoi – et un lever à une heure honnête puisque nous prenons la route après 9 h 30. Après quelques journées grises, la météo est parfaite, pas trop chaude sous un grand soleil.

Les premiers mètres se font sur la très passante route 117, toujours sans espace pour les vélos. Roulant derrière Manon, je constate un mouvement anormal de sa roue arrière. Diagnostic rapidement confirmé : un rayon est brisé, la roue est maintenant très fragile.

Je prends donc tous les bagages et nous longeons prudemment la magnifique Rivière du Nord sur environ 6 km avant de rejoindre une boutique de vélo à Val-David. Le technicien fait un excellent travail, et bientôt nous reprenons la piste en toute confiance.

C’est vraiment très joli sous le soleil. Nous longeons le Lac Raymond, puis, assez souvent, la rivière, alors les points de vue se succèdent. Soudain, j’entends crier mon prénom par des gens que je croise. Nous nous arrêtons : c’est ma cousine Christiane et son conjoint Paul qui prennent l’air avec leurs vélos électriques. Belle rencontre !

Le trajet se poursuit sans histoire, confortable, avec quelques villages et une piste fréquentée mais facile. Avant d’arriver à Saint-Jérôme, nous arrêtons au Parc régional de la Rivière-du-Nord pour admirer les chutes Wilson, bien actives avec la pluie des derniers jours.

Déjà, nous entrons tranquillement en ville, traversant divers quartiers pour arriver au centre ville. La boucle est bouclée, la voiture nous a sagement attendus. Il reste à la charger des vélos et du matériel avant de rentrer en ville. Fin de cette petite aventure jusqu’à la prochaine, qui ne saurait tarder.

km jour : 49,2
km total : 204
départ / arrivée : 9 h 40 / 16 h 10
temps de trajet : 2:49
vitesse moyenne : 17,4
vitesse maximale : 36

Ste-Agathe-des-Monts

Mont-Tremblant > Ste-Agathe-des-Monts – 50 km
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Le déluge annoncé est bien au rendez-vous, mais nous restons au sec pour la nuit, sans nous préoccuper de la météo. Et comme espéré, nous nous levons tard, constatant que la pluie tombe en trombes. Nous nous préparons tranquillement, puis nous descendons notre matériel près des vélos pour libérer la chambre.

Il est temps de manger. Comme il est déjà tard, nous affrontons la forte pluie pour aller juste à côté : un café offre des sandwiches et des petits déjeuners ; dans le même local, il y a aussi une boutique de vélo, le tout dans un joyeux désordre organisé. Le repas est excellent… et le déluge se poursuit. Nous revenons à l’auberge et nous installons près des vélos.

La pluie diminue tranquillement et nous prenons la piste à midi, au sec même si le ciel reste bien gris. Il fait frais, autour de 17°, mais pour tout le trajet nous n’aurons que quelques gouttes, pas assez pour vraiment nous mouiller. Inattendu et très apprécié.

Après une première section plutôt facile, nous traversons la Rivière du Diable, prélude d’une douce mais longue montée de plus de 15 kilomètres. Pour moi, c’est facile, mais Manon doit y mettre toute son énergie. Heureusement, elle est en forme aujourd’hui. Et ce trajet est magnifique dans cette forêt calme et habitée d’une faune pas trop timide.

Par la suite, nous longeons la bruyante route 117 sur un faux-plat descendant qui nous propulse rapidement et facilement. Nous rejoignons la Rivière du Nord qui nous accompagnera jusqu’à destination.

Nous approchons de Ste-Agathe, c’est vraiment facile jusqu’à une barrière : la piste est fermée pour travaux. Le détour commence par une montée abrupte en gravier, puis nous promène un peu partout dans les rues. Nous retrouvons la piste qui descend bien, puis il faut remonter par une bonne côte jusqu’à la route 117, assez inconfortable avec la lourde circulation et l’absence d’un espace vélo. Nous arrivons au motel peu après 16h.

L’extérieur est plutôt défraîchi et l’intérieur date de plusieurs décennies, mais c’est calme et propre. Après les douches, nous marchons jusqu’à l’épicerie puis au restaurant. Nous revenons sous un léger crachin. En revanche, la pluie a laissé des traces plus au nord : la ville de Rivière-Rouge, que nous avions traversée hier, a été inondée et la piste a subi un glissement de terrain.

Ce n’est rien à côté des catastrophes qui inondent les médias, mais celle-ci est toute proche.

Nous regardons le film Asiemut, le récit d’un voyage vélo épique en Asie.

La soirée est calme, la nuit sera bonne avant la dernière étape

km jour : 47,7
km total : 155
départ / arrivée : 12 h 00 / 16 h 10
temps de trajet : 3:06
vitesse moyenne : 15,4
vitesse maximale : 26

Mont-Tremblant

Nominingue > Mont-Tremblant – 50 km
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À 6 h, la sonnerie met fin à une excellente nuit. Il faut bien se lever, puisque la pluie sera au rendez-vous dès cet après-midi et jusqu’à demain. Nous sommes donc sur nos roues vers 7 h 30.

C’est encore un peu frais, surtout nuageux avec quelques percées de soleil, et très calme : nous sommes fins seuls sur la piste pour un bon bout de temps. Entre boisés et marais, c’est une belle balade.

Nous traversons la route 117, encore calme elle aussi, puis rejoignons la Rivière Rouge, ses méandres, ses rapides et ses magnifiques points de vue.

Au passage, nous longeons le rapide des Italiens, un bonheur pour les canoteurs, passons sur le spectaculaire pont et saluons même le camping improvisé où j’avais passé la nuit en 2023. Jusqu’à 10 h, nous ne croisons que cinq cyclistes – oui, comptés.

Pause à Labelle. Là, il y a un petit marché et plus de monde, dont Jason et Charles qui avaient voyagé avec nous dans la navette. Ils commencent leur journée.

Pour un bout de temps, nous traversons un territoire plus agricole et moins spectaculaire, marqué par un effondrement partiel de la piste fraîchement refaite. Une rare montée nous amène près du lac Mercier, splendide. Nous y sommes, il est presque midi, il fait chaud et humide.

Notre chambre n’est pas encore prête, mais nous pouvons laisser vélos et matériel en sécurité le temps d’une bienfaisante saucette dans le lac, puis d’un pique-nique. Nous y rencontrons Raymond, sympathique cyclotouriste torontois qui a pas mal bourlingué. La pluie qui commence ne l’inquiète pas, il va camper un peu plus loin. Détail intéressant : il aura bientôt 84 ans. Nous espérons une autre rencontre avec lui sur deux roues dans quelques années, quand il aura 100 ans.

À l’auberge, nous pouvons nous installer dans notre minuscule chambre à deux lits, parfaite pour les besoins. Manon se repose, j’écris un peu. Une marche ? Non, il pleut. Nos vélos sont en bonne compagnie : ils sont 13 ensemble. En fin d’après-midi, nous profitons d’un vaste salon avant de descendre au restaurant. Le repas est copieux, le service chaleureux, et il y a du monde.

En soirée, nous regardons le film Patients, qui relate l’année que Grand Corps Malade a passé en réhabilitation après son accident. La journée est bien avancée, et demain matin nous prendrons notre temps, puisque ce sera toujours le déluge. Une bonne nuit s’impose.

km jour : 50,7
km total : 107
départ / arrivée : 7 h 30 / 12 h 00
temps de trajet : 3:18
vitesse moyenne : 15,4
vitesse maximale : 23

Nominingue

St-Jérôme >> Mont-Laurier > Nominingue – 55 km
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Nuit calme et confortable, grâce aux fenêtres bien ouvertes de notre chambre de motel juste au nord de Saint-Jérôme. Mais le réveil sonne tôt : nous sommes debout à 6 h et à la gare à 7 h. Il y a deux petits autobus avec chacun une remorque pour les vélos, et les cyclistes qui arrivent tranquillement. À 8 h 15, les deux véhicules sont remplis, nous prenons la route. En chemin, nous arrêtons à Labelle et à Lac Saguay, nous arrivons à Mont-Laurier vers 11 h 15.

À 11 h 40, nous prenons la piste. Côté température, c’est nuageux et confortable. La chaussée est un peu abîmée, mais les défauts sont marqués en rouge. Surtout, nous sommes dans une jolie forêt habitée par de nombreux oiseaux – un bonheur pour Manon l’ornithologue. Nous pique-niquons sur le bord du Lac des Écorces, c’est parfait.

Tout au long de la journée, nous ne croisons que quelques routes et quelques maisons, nous sommes surtout dans les bois. Nous roulons quelques kilomètres avec Jean-Claude, retraité aux multiples intérêts. Nous profitons aussi d’une savoureuse source fraîche juste à côté de la piste.

Le soleil est de plus en plus présent… et les rencontres chaleureuses se succèdent. Il y a peu de gens, mais tous sont vraiment sympathiques. Nous arrivons enfin à Nominingue peu après 17 h. Un spectacle en plein air se prépare, les tests de son annoncent une belle soirée. Moins de trois kilomètres plus loin, nous sommes à l’auberge.

La grande chambre, accessible par des escaliers et balcons extérieurs sous une petite averse, s’annonce très confortable. Nous y déposons nos sacs, puis nous repartons à pied vers le village. C’est une bonne marche d’environ 45 minutes, mais Manon a assez pédalé pour aujourd’hui.

Nous nous installons dans un petit restaurant pour un repas simple. Comme le cuisinier est absent, l’équipe fait de son mieux mais c’est plus long que prévu. Quand nous terminons, il fait presque nuit et il pleut, ce qui vient interrompre le spectacle qui se donnait juste à côté. Nous ne sommes pas très motivés à marcher dans ces conditions. J’appelle un taxi, la seule voiture en service est en route pour Mont-Laurier. Décidément…

Optimiste, je tends le pouce. Deux dames qui quittent le spectacle s’offrent pour nous raccompagner, mais l’arrière de la voiture est rempli de matériel d’artisanat. La conductrice va conduire son amie et revient nous chercher. Belle rencontre, à nouveau.

Nous nous préparons tranquillement pour la nuit, puisque nous avons décidé de nous lever tôt demain matin.

km jour : 57,1
km total : 57
départ / arrivée : 11 h 40 / 17 h 45
temps de trajet : 3:46
vitesse moyenne : 15,1
vitesse maximale : 37