Havre-St-Pierre > Île Quarry
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Jeudi. Après environ deux heures de léger sommeil sur un banc, je me réveille soudainement. La lumière du jour apparaît lentement, je me précipite sur le pont pour voir le lever du soleil. Le rose et le rouge à travers les nuages me rendent un peu nostalgique, la mer est calme, je distingue bien la terre ferme au loin. Je me recouche pour une heure, jusqu’à ce que je m’aperçoive qu’on a déjà accosté. Je me lève aussitôt et je vais rejoindre mes amis. C’est maintenant très nuageux dehors et il pleut à verse. On décide ensemble de monter nos tentes juste à côté du centre d’accueil de Parcs Canada de façon à être sur place pour 9 h, heure à laquelle nous devons rencontrer nos amis de la Maison Blanche. Nous montons nos tentes en un temps record pour dormir très bien un bon deux heures.
À 8 h 59, le klaxon d’une auto nous annonce l’arrivée de Jean, Louise, Alain et Pierre-Luc. On décide ensemble du menu des prochains jours, puis les achats sont effectués. On va manger tous ensemble une pizza aux fruits de mer puis on se dirige rapidement vers le quai. Il fait beau soleil, mais il vente beaucoup, la mer est agitée. Je note une baleine tout près du quai. Deux petits bateaux nous amènent à travers les îles Mingan vers l’île Quarry. Il vente toujours fort. Dès l’arrivée, j’essaie d’installer ma tente. Je ne réussis pas à la placer où je le voulais : la force du vent arrache mes piquets, ma tente tend à s’envoler. On réussit à bien fixer toutes les tentes à l’aide de pierres et de cordes. On place les sacs à dos remplis de nourriture dans les arbres.
Nous partons visiter le centre de l’île par un chemin écologique. Nous traversons une immense tourbière très marécageuse. Ce n’est pas venteux au centre de l’île. Nous revenons rapidement au campement pour préparer le souper. Roger nous monte un feu, comme d’habitude. Nos quatre nouveaux amis veulent des nouvelles d’Anticosti, Jacinthe entreprend donc la lecture des premières pages de ce journal. Elle rit en lisant, autant que ses auditeurs. On est bien heureux.
La soirée se termine avec quelques chansons douces. À 23 h 55, Roger entame « Tout va changer ce soir » de Michel Fugain, on prolonge la chanson jusqu’à minuit, puis on me chante « Mon cher Jean-Pierre, c’est à ton tour… » Eh oui, c’est maintenant le 13 juillet, c’est maintenant ma fête. On chante aussi pour Jean-Luc, mon frère jumeau. J’apprécie ces instants et je suis content d’être avec mes amis, avec qui j’ai vécu de très belles choses depuis deux semaines. Les aurores boréales dansent dans le ciel, comme des feux d’artifice pour souligner ces moments importants. La fête ne se poursuit pas tard cependant car on veut bien profiter de notre journée de demain. Bonsoir.
Jean-Pierre
