Un coin perdu

Chemin du Lac Cailloux > un coin perdu – 45 km
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Nous avons donc passé une très bonne nuit au sec et à la chaleur dans ce campement. Le chant des petits oiseaux me réveille. Comme convenu, on se lève à 7 h. Jacinthe termine la couture, les autres démêlent le linge suspendu au plafond du chalet, puis on déjeune. Réal répare certaines pièces de nos vélos, puis on part.

On se dirige vers les exclos, endroits clôturés à l’abri des chevreuils afin de montrer ce que serait la végétation de l’île sans les chevreuils. C’est vraiment différent. Par exemple, des framboisiers poussent dans les exclos.

Ce petit détour nous fait cependant expérimenter nos vélos tout-terrains dans la boue. Nous revenons rapidement à la route principale.

Je ne suis pas encore arrivé que déjà Réal a arrêté un « pick-up » SEPAQ pour demander une « ride » jusqu’à Kalimazoo. Il fait chaud et le ciel est tout bleu. On dîne sur le bord des chutes puis on se baigne et on remonte à pied les chutes. L’eau n’est pas froide en raison de la faible profondeur de la rivière à sa source.

Après de 60 à 90 minutes de baignade et de bain de soleil, l’équipe fait un caucus et décide de partir vers l’est. La randonnée se déroule à un rythme très rapide, nous faisons en une heure et quart ce que l’on pensait faire en deux heures. On décide de prendre une petite route dans les terres près du relais Castor et de tenter de rejoindre la mer. Notre carte peu précise et la multitude de petits chemins nous confondent. On décide donc d’installer notre campement près d’une magnifique petite rivière. La fraîcheur vient rapidement. On sort les polars, on monte les tentes, on soupe. Jacinthe s’endort ou dort même en mangeant. Je suis inquiet, mais le dessert aux boules de céréales semble la faire ressusciter. On ne se couche pas trop tard après un court feu de camp, on veut faire une bonne journée de cyclo demain. Tout le monde est en forme.

Jean-Pierre