
Pour aller au nord, faire du pouce à sept risque fort de nous laisser sur place. Nous nous séparons donc pour vivre des aventures à géométrie variable. En cliquant sur les noms, voyez où et comment nous irons.
Sommaire
Blanc-Sablon (Red Bay)
Vendredi. Nous nous réveillons sous les doux rayons du soleil. C’est très agréable. Il y a cependant beaucoup de moustiques. Ça nous aide à nous dépêcher pour partir. Nous nous rendons au quai pour voir si Lyette y est et pour essayer d’attraper un pouce pour Red Bay. Surprise ! Lyette est là ! Nous prenons quelques ententes : nous partons en équipes pour nous rendre à Red Bay. 1 : Jean-Pierre, Réal et moi. 2 : Lyette et Jean. 3 : Jacinthe et Roger.
Jean-Pierre, Réal et moi réussissons à nous rendre à Red Bay vers 13 h 30. Nous avons rencontré des gens extraordinaires en chemin, spécialement un homme de l’Anse-au-Loup qui a fait près de 25 km pour nous car, disait-il, il n’avait rien d’autre à faire.

À Red Bay, le paysage est fantastique. Nous dinons rapidement. Un autre joyeux tour de bateau nous permet de nous rendre faire une superbe visite sur l’Île Saddle où l’on fait des fouilles archéologiques sur la période des Basques, au XVI’ siècle. On y a découvert des ruines de fondoirs et des restes de marins qui traitaient la baleine. La visite se termine par le visionnement d’un film d’une heure. Un tour rapide du centre d’accueil nous aide encore à apprécier les lieux.
J’oubliais ! Je ne peux passer sous silence notre rencontre avec le directeur des fouilles archéologiques qui a eu l’amabilité de nous offrir un pouce, du pont de la Pinware River jusqu’à Red Bay. Il était accompagné d’une jeune femme qui travaillait dans le laboratoire que nous avons aussi eu la chance de visiter.
Nous rentrons à Blanc-Sablon dans le même pouce que Jacinthe et Roger. C’est tellement amusant de se retrouver dans la même voiture une autre fois ! Nous prenons un bon souper, mais cette fois-ci quelques-uns décident de se rendre dans la tente car nous avalons des moustiques pratiquement à chaque bouchée tellement il y en a ! Ce fut très agréable.
Nous partons ensuite vers Lourdes-de-Blanc-Sablon pour une messe à l’église Notre-Dame-de-Lourdes. Réal, Roger, Jean-Pierre et moi nous mettons en route à vélo, Jean se rend sur le pouce, Jacinthe et Lyette restent au camp pour prendre du repos. Après la belle messe, nous visitons rapidement le musée de la Basse Côte Nord et le sanctuaire marial près de l’église. Jean revient en marchant, nous reprenons nos bicyclettes. Ce sont nos derniers kilomètres de bicyclette de ce voyage rempli de belles découvertes.
Merci, Seigneur. Bonne nuit.
Diane












Blanc Sablon (Lourdes-de-Blanc-Sablon)
Vendredi. Après la rencontre au quai, Lyette et moi faisons du pouce dans le but de nous rendre à Red Bay. Malheureusement, après près d’une heure de vaines tentatives, nous décidons de nous rendre au musée local. Nous y feuilletons un album de photos très intéressant sur l’histoire de la région, mais nous refusons de payer 2$ pour visiter le musée. Peu après avoir terminé l’album, nous rencontrons Gilles Jones, responsable de l’exposition, qui accepte de nous conduire à Lourdes-de-Blanc-Sablon.

Nous visitons d’abord le sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes. De cette colline, la vue est superbe. Après la descente, nous nous rendons manger au restaurant Anse-aux-Cailloux. Lasagne pour Lyette, pizza aux fruits de mer pour moi. Après le repas, nous allons admirer les canards et les oies qui se baignent dans un étang à l’arrière du restaurant.
Nous trouvons rapidement un pouce pour le retour. Nous nous rendons directement à l’Anse-au-Clair, où je reprends mes bagages laissés au « bed & breakfeast » où j’ai séjourné deux jours. De retour à Blanc-Sablon, nous faisons l’épicerie pour le souper de samedi puis rentrons tranquillement au campement en haut de la colline.
Jean
St-Barbe > Deer Lake
Vendredi. La Princesse du Nord s’en est allée. Ce matin. Je suis triste. Elle est partie sur ce bateau.
Voilà mon pouce, qui éponge ma douce nostalgie. Les Robidoux m’ont offert ce trajet jusqu’à l’étang Western Brook. Nous jasons botanique, petits-enfants, de tout et de rien. La distance se couvre en un dialogue. Peu après, je roule vers Rocky Harbour, vent dans les pédales, Patricia Kaas dans les oreilles, et soleil à mes côtés. Presque le paradis.
À Rocky Harbour, l’animateur du phare m’apprend que les vents tourneront en s’amplifiant, dixit la météo de demain. Moi qui désirais y passer la journée, je décide plutôt de filer droit sur Deer Lake, ma destination finale. Heureusement, mes jambes affrontent gentiment la route côteuse. J’ai peine à arrêter, rouler est hypnotisant.
Finalement, j’arrive à Deer Lake, en plein festival de la fraise, seul mais heureux. Du camping municipal de Nicholsville, je contemple le lac Deer et son village de 4000 habitants. La nuit s’installe à travers un ciel zébré de mauve miroitant sur l’eau. J’ai peine à distinguer les lumières naissantes car le rêve m’attire déjà !
Alain
