
Rivière-du-Loup > Pohénégamook – 75 km
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Vendredi 18. J’arrive en fin d’après-midi chez ma sœur Lucie. Comme elle habite en Beauce, nous ne nous voyons pas si souvent, chaque occasion est une joie mutuelle. Évidemment, nous discutons voyage – elle arrive d’un spectaculaire trek au Tibet -, mais j’ai aussi la chance de croiser son fils Émile, un jeune homme aux nombreux projets. Une très belle rencontre, comme toujours.
Samedi. La nuit a été excellente, bercée par le chant de la rivière qui s’est quand même calmée après ses récents débordements. Je me lève vers 7h, mon neveu Émile est déjà parti à vélo vers Québec où il rejoindra des amis pour 100 km de plus. Ça va rouler !
Après une douche, puis un agréable petit déjeuner avec Lucie, je prends la route – en voiture – vers 8h30. Le ciel est voilé, il fait environ 20°, ce sera ainsi toute la journée. Si la circulation est plus dense qu’à l’habitude, le trajet est facile à part un bouchon causé par des travaux. Je suis à Rivière-du-Loup vers 11h.

Je branche ma voiture à une borne, bientôt rejoint par deux autres électromobilistes. J’essaie pour la première fois la fonction Autocharge qui fonctionne parfaitement. Je mange en chargeant, j’arrête à l’épicerie puis je stationne à l’info-touriste où ma voiture passera ces quelques jours. Des gouttes passent rapidement, il est 12h45 quand je commence au sec le vrai voyage.
Je démarre en longeant le fleuve sur quelques kilomètres. En arrivant à l’embranchement vers Notre-Dame-du-Portage, village avec une seule rue entre mer et falaise, une bonne averse. Je me réfugie sous une tonnelle avec deux dames en vélo électrique. C’est sympathique mais bref : nous repartons après 10 minutes. Je traverse le ravissant village avant de retrouver la route 132. J’y croise Gervais, cycliste parti ce matin de Québec et en route vers Natashquan. Il profite du vent de dos – que j’ai dans la face – pour accumuler les kilomètres. Nous nous ressemblons pour les projets sur deux roues.
Peu avant St-André-de-Kamouraska, je prends à gauche sur la route des Frontières (289) qui me mènera jusqu’au Nouveau-Brunswick… si j’appuie sur les pédales. Ça commence par une solide montée jusqu’à l’autoroute puis jusqu’à St-Alexandre-de-Kamouraska. J’y croise trois cyclistes légers, les derniers de la journée. Ensuite, je suis en forêt pour quelques heures de montée vallonnée. Ma moyenne baisse radicalement.

La circulation est modérée, la chaussée est souvent bonne, parfois passable, et les accotements sont rares. Je longe brièvement le lac Morin, grand, assez sauvage et agrémenté de quelques gouttes sans conséquences. Ensuite… ça monte toujours.

Je rejoins enfin un sommet, à environ 430 m, puis ça commence à vraiment descendre. Avec des pointes régulières à 50 km/h, et même un maximum à 57 km/h, la moyenne remonte tandis que je descends vers Pohénégamook, lac et village. J’admire le paysage, je fais le plein d’eau et je croise près du lac une jeune famille installée ici le temps de reconstruire un pont.
La journée est bien avancée, il est temps de planter la tente. Une halte routière fera très bien l’affaire. Elle offre des tables, des poubelles avec une section recyclage – pas besoin de chercher un bac – et un coin de gazon discret pour ma tente. Repas rapide et simple, vaisselle sous quelques gouttes et moustiques envahissants, je suis bien heureux de me réfugier sous mon fidèle abri de toile. Voisinage imprévu, deux trains passent tout près, leur vacarme pas vraiment atténué par la végétation. Quand ils s’éloignent, il reste le bruit de la route, mais c’est la routine en camping sauvage. À 21h, le journal est achevé, la nuit est presque tombée, c’est le temps de dormir pour être en forme pour la journée pluvieuse qui s’annonce.
km jour : 72,7
km total : 72
départ / arrivée : 12 h 45 / 18 h 45
temps de trajet : 4:39
vitesse moyenne : 15,6
vitesse maximale : 57








