Matane > Havre-St-Pierre
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Mercredi. Pas de crevettes, et plus personne de crevé. Une bonne nuit, ça fait beaucoup de bien. Elle a été courte, toutefois, car le lever avait été fixé à 5 h 45. Pourtant, les oiseaux nous avaient largement devancés… Douche générale, ramassage express, À 6 h 45, nous sommes sur le quai de Matane. Il fait très très beau, la mer est calme, et le bateau se présente peu après pour nous emmener à Godbout. La traversée sur cet immense vaisseau est sans histoire mais mémorable. La température est chaude, superbe, le soleil et le petit déjeuner nous réjouissent. L’arrivée à Godbout est spectaculaire. Wow !
Nous reprenons la route de la Côte-Nord, que nous avions contournée à cause des feux de forêt. Nous décidons de ne pas trainer et tenons parole jusqu’à… Port-Cartier. Nous arrêtons près de chutes grondantes pour 3 minutes et restons 30 minutes en admiration. Puis nous retournons dans l’enfance de Diane, née à Sept-Îles. La maison natale, le vieux quai, un copain d’enfance, une bonne amie… ouf ! Nous partageons la joie de Diane, et notre retard s’accentue sérieusement.
Nous reprenons la route après Sept-Îles et décidons de ne pas traîner (bis). Cette fois-ci, nous tenons vraiment parole… en silence. La Jeep devient dortoir. Par bonheur, je conduis et ne manque pas le paysage féerique. Nous faisons un petit arrêt à Longue-Pointe sur un belvédère face à l’île Nue, avec vue sur l’île aux Perroquets et Anticosti. Les souvenirs reviennent en masse, distraits par le passage d’un rorqual commun. Au passage de la Rivière Mingan, Vigneault chante «Jack Monoloy». Coïncidence heureuse. En fin d’après-midi, nous arrivons au Havre-St-Pierre. Paul, militant péquiste de Parcs Canada, nous informe que le bateau sera en retard de quelques heures. Youppi ! Nous sommes en congé ce soir.
La pizza aux fruits de mer est excellente et Roger observe attentivement la serveuse sous l’œil inquiet de Jacinthe. (Voir Jacinthe pour une autre version.) Puis, après messe, marche et digestion (burp !), une réincarnation du frère Marie-Victorin nous informe sur la flore des Îles Mingan puis sur le meilleur site pour le camping sauvage. Après avoir exploré les tours et détours d’un labyrinthe de roulottes, nous nous installons avec volupté pour la nuit.
Réal
