
Vauréal > Rivière à la Patate (Baie de la Tour) – 25 km
Dimanche. Si l’on donnait un qualificatif à notre journée, ce pourrait être « LA » journée de notre séjour sur l’île. Nous décidons ensemble du programme. Nous plions et empaquetons tous nos bagages puis les laissons sur le bord de la route principale. La journée s’annonce chaude. Nous partons allégrement.

Premier programme majeur de la journée : descendre la Rivière Vauréal sur les dalles de pierre à vélo. Toute une sensation, ça c’est du tout-terrain. Nous descendons jusqu’au niveau de la chute pour revoir encore ce merveilleux spectacle.
Nous avons tous les quatre le goût de nous baigner dans la rivière qui semble assez chaude, mais nous n’avons pas grand temps. On part donc sur la route dans l’espoir de nous trouver un « lift » le plus tôt possible.
On veut aller voir la Baie de la Tour. J’avais convaincu tout le monde qu’on ne pouvait pas manquer cet endroit. Nous roulons environ 15 km avant d’arrêter le premier véhicule. Surprise, c’est Carol, notre « lift » du premier jour, qui va à la Baie de la Tour avec des amis. On laisse donc nos vélos sur le bord du chemin pour embarquer dans la boite de la camionnette pour les 13 km restants. Nous sommes comblés. Le vent nous rafraîchit, nous voyons des chevreuils le long de la route, je note quelques beaux lacs sauvages, j’essaie de prendre une photo ou deux, tout le monde est très heureux, très de bonne humeur.

La Baie de la Tour vaut le déplacement par la beauté du paysage, de très hautes falaises s’avançant dans la mer. Nous dînons sur le bord de la mer. Carol nous donne des crevettes, puis je marche un peu pendant que d’autres flânent sur place.
Nous reprenons notre « lift » pour le retour, toujours dans la boite, la radio est au maximum, les hauts parleurs sont orientés vers nous. C’est au son de « la Lambada » que nous revenons, je désire que Roger nous fasse une démonstration de danse. Carol nous passe par la fenêtre sa bouteille de Tequila que je goûte, je suis vraiment en vacances. Il nous débarque à nos vélos, nous lui demandons de prendre nos bagages à Vauréal pour les laisser à la Patate, comme dit Réal. Nous faisons quelques kilomètres pour arrêter le prochain véhicule, ce sont encore une fois des gens que nous connaissons, des gens de Québec qui nous ont déjà offert un « lift ». Ils nous amènent jusqu’à la Patate où l’on retrouve tous nos bagages.
On fait une courte distance sur cette route difficilement carrossable pour nous arrêter sur le bord d’une magnifique falaise surplombant la rivière avec vue sur toute la région y compris la mer. Pendant que Réal et moi cueillons de petites fraises sauvages, le souper est préparé par Jacinthe et Roger. Ce souper est bien apprécié, comme toujours. Jacinthe invente une recette, dont elle ne se rappelle déjà plus, de petites tartes aux fraises d’Anticosti que nous mangeons autour du feu. La vue sur toute la région nous donne notre plus beau coucher de soleil.
La soirée est loin d’être terminée, car nous débutons tout bonnement une discussion de groupe qui se transforme en un long et profond échange sur les forces et faiblesses de chacun dans le groupe et sur ce que l’on pourrait faire pour s’améliorer. Cette discussion se poursuit par une belle célébration de la Parole, puis on décide de se coucher. Il est 0 h 45. Cette longue journée s’est déroulée rapidement, on a vu et fait tellement de choses. Journée extraordinaire. On est près de la grotte de la Patate, c’est notre programme de demain.
Jean-Pierre











