
Un coin perdu > Camping Wilcox – 45 km
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Jeudi. Nous nous levons entre 6 h 30 et 7 h, selon les personnes, dans une clairière perdue quelque part entre la grande route et l’Anse aux Castors. Les tâches du matin se font dans une efficacité exceptionnelle car à 9 h 15 nous sommes pratiquement prêts à quitter le camp.
La première expédition en vélo se fait allège. Nous partons à la recherche de la fameuse Anse aux Castors que nous n’avions pas rejointe hier. Il fallait être un peu fous pour essayer de résoudre le labyrinthe de chemins incompréhensibles et sinueux. Il faut dire que « chemin » est un bien grand mot car parfois nous traversons des amas de trous et de roches qui n’ont pas grand chose à voir avec une route praticable. Peu importe, nous arrivons enfin à la mer et la qualité du spectacle nous convainc qu’il a valu la peine de se démener pour la trouver. Nous sommes pris entre l’émerveillement devant l’immensité de l’eau et le vent glacial qui nous fige sur place.

Le retour à la grande route se fait sans histoires. Les bagages sont bientôt retrouvés et un homme en camion nous suggère de reprendre le même chemin que la veille. Sitôt arrivés à la croisée des chemins, la bouffe vient apaiser les appétits voraces. Le dîner se termine en toute hâte devant la menace d’une bonne ondée de pluie.
Et c’est de nouveau le départ vers Carleton, lieu où nous prévoyons installer le campement fixe. Nous avons le vent dans le dos et la route est plutôt belle. Plusieurs bonnes côtes nous attendent cependant dans la dernière partie du trajet. Jacinthe est particulièrement énergique et alerte. Plusieurs petites pauses sont prises, dont une à l’embouchure de la Rivière MacDonald où plusieurs petits saumons se mettent à sauter pour nous saluer.
Enfin l’arrivée à Carleton. C’était une bonne randonnée et les 45 km ont siphonné beaucoup de notre énergie. Après avoir visité le chalet d’accueil et observé le paysage, c’est la douloureuse recherche d’un lieu de campement. Rien d’excitant ! Nous choisissons d’utiliser le camping public. Il y a une vraie bécosse : quel confort ! L’organisation du camp et du souper va bon train et Réal en profite pour échanger avec les voisins de camping. La soirée se continue par une grande marche sur la route qui suit la grève. Chacun occupe sa fin de soirée comme il l’entend. Certains vont méditer en contemplant le paysage du haut de la falaise alors que d’autres placotent avec les voisins. Le plongeon dans le sac de couchage est particulièrement plaisant. Bonne nuit.
Roger



